06 septembre 2011

La ligne de fuite se dessine dans l'ouverture du manquement. Je gravis le songe avare et concis et dans cette ligne de brisure j'entends une modulation phonétique féconde comme le crépitement de la flamme. La journée raccourcie de rêves éphémères nous emportent vers des terres arides et nuptiales. Dans ce paysage, la foudre nous laisse sur le carreau, jetés l'un contre l'autre à ne plus savoir quoi dire. Ardeur des corps dans l'éboulis qui transgresse la chair. Les yeux posés sur ce silence nous troue les tympans du côté de la pente... [Lire la suite]
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05 septembre 2011

Je me suis écorchée aux tympans de la nuit. Rondeur minuscule d'un sommeil en sursis. Nous traquons la profondeur dans sa ligne de partage, là où les mots s'habillent de leur innocence. Tous les soirs elle se cognait à la même question, comment s'affranchir de de ce qui nous a été donné sans amour. Tout se tient là dans cette question première qui répète inlassablement la suivante et finit par gouverner toute une vie dans l'à peu près. C'est un peu comme en finir avec l'alccol des songes. Se demander si c'est lui qui nous conduit ou... [Lire la suite]
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04 septembre 2011

Dire l'amour c'est se perdre dans sa propre mort. C'est regarder le vent ensevelir toute parole convenue, muselée à la bouche. Dire est une sorte d'extraction qui nous met au bord de l'infime. Et qui nous fait explorer notre propre vacuité. Il n'y a pas d'autre issue que celle-là, regarder l'effroi en face pour avoir le sentiment d'être un petit peu. Il faut réapprendre à se réconcilier avec cette petite partie de soi qui nous met en marge du futile, du banal, d'une certaine quotidienneté. Il n'y a pas de part majeure ni de capitale... [Lire la suite]
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04 septembre 2011

Dans les profondeurs de l'insomnie se lèvent des torches mentales. Parole ensanglantée qui mime ce malheur qui n'a pas de nom. La rêverie obéit à ce mouvement qui la porte toujours à extraire du non. C'est-à-dire de l'étouffement, de la suffocation, de l'étranglement à dire ce qui ce qui se jouait l'instinct d'avant. Tu dis m'aimer beaucoup, j'entends pas assez comme une échancrure au coeur des sentiments. J'ai traversé cette ligne de faille, la tête ensanglantée à ne plus savoir à quel saint se vouer. J'ai emprunté le chemin... [Lire la suite]
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03 septembre 2011

Même si la mort devait se mettre entre nous, cela n'est rien. les mots se perdrons dans leur incohérence voulue. Ils fondront dans l'ouïe qui les aura frôlés. J'ai dragué de fleuves imaginaires comme les enfants prêts à entendre l'insolite. Je me croyais forte de tous ces maux qui prennent gorge. La nuit s'est avancée hostile et les mots ont effectué leur implacable transhumance. Je reste interdite comme celui qui a reçu un coup de massue sur la tête. Tout m'échappe désormais et la transe et les sourdes sonorités auxquelles je croyais... [Lire la suite]
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02 septembre 2011

J'écris ce texte une deuxième fois arraché à la nuit dans la chambre aux yeux clairs. Je désespère d'avoir de tes nouvelles. Accosté au défilé du monde qui passe tu en oublies les faveurs de l'aube et l'amour auquel nous nous sommes heurtés sans le savoir et qui nous jette dans une clarté ambulante et muette. J'ai négligé l'air qui circule entre les murs de cette chambre qui diffuse des images inoccupées. Des tableaux en découlent, coulent sur la rétine. Je m'enveloppe dans le vêtement de ce glacier qui a pris possession de moi. Je... [Lire la suite]
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01 septembre 2011

Chaque semaine qui passe me met un peu plus à l'envers des choses. Du côté de l'insolite échange entre toi et moi. J'ai oublié une part de moi dans la cognée de tes mots là où la nuit dans son inflexion n'autorise plus le sommeil. Je dors l'oeil rivé sur la place manquante. Que ferions-nous si tu étais là sinon compter les étoiles qui nous précèdent dans le ciel de tête. Nous en serions à départager l'air et les routes. L'air qui monte et les routes que nous n'aurions pas empruntées pour les besoins de la conversation. Tu n'es pas là... [Lire la suite]
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01 septembre 2011

La foudre et son obstination à nous renverser l'un dans l'autre sans précaution d'âge. La rencontre est sans âge, comme une naissance d'un autre monde. Je me dis que dans tes transes nocturnes tu habites une partie de moi que je ne connais qu'à travers toi. Nous nous cognons aux images de ce qui serait l'indice de notre propre histoire que nous oserions porter à l'écran du blanc et du noir. Je te donne la réplique dans la préhistoire de l'image comme un ruissellement de sons extorqués au pays du silence. Tu me dirais mais la musique... [Lire la suite]
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01 septembre 2011

L'aridité d'un monde échoué à l'avant-poste du dire s'éprend du premier terme que l'on ne saurait envisager. La mort séjourne non loin de ses sphères abyssales où nous sommes portés à croire que tout écrit est vain. Subjugués de se sentir si proche d'une certaine préhistoire où la main et la parole n'en sont qu'à une sorte d'esquisse effroyable. La peur s'échange dans le verbe en déshérence. Il oblitère nos mémoires sépulcrales. Nous sommes toi et moi dans l'antichambre de l'amour à jouer comme deux enfants qui tressent des filets à... [Lire la suite]
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01 septembre 2011

Je voudrais entrevoir l'étrange aspérité de ce monde soustrait à notre regard. Sans toi le monde se décolore à grande vitesse, par la rapidité avec laquelle elle s'éloigne de la circonstance qui lui avait conféré semblant de justification. Maintenant elle a le visage net de passé, embrumée de futur dans l'ouvrage de nos paresses conjuguées. Nous osons aller si loin que la parole débordée, dans son emportement, court le risque  d'aller droit à son extinction. Je t'aime dit l'inouï et supplante nos actes. Nous croyons être parvenus... [Lire la suite]
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