Comme un arbre qui monte la garde, tu te dresses à l'orée des mots. Ta voix se lance à l'assaut d'une langue qui ne ménage pas tout ce qui est d'abord convenu, méfiant des images qui se balancent de branche en branche sur le corps rugueux du réel, tu replies les doigts sur une lueur vacante. De temps en temps tu te laisses emporter par l'alcool des songes. Comme les enfants tu aimes à jouer avec l'invisible et ses chimères.