16 septembre 2011

Cette morsure faite à la caverne fut l'emblème de ceux qui ont cru La caverne était leur demeure et leur peau  Ils nous ont offert leurs tatouages à flanc de rocher pour dire qu'ils étaient là Nous arrachant à notre léthargie d'homme moderne perdu dans des enchevêtrements de laideurs sans fin Mais nos mémoires sédimentées ne nous aident plus à voir et à épouser La simplicité trop connue, toujours suspecte d'autre chose, à nous qui rêvons d'être premiers et derniers.
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14 septembre 2011

Pour désamorcer l'obscurité je prête mon bras au vent. J'écris de toi avec ces mots épris de terre rouge. j'écris dans l'arrière cour d'une histoire. Dans une vacance d'images. Avec une torche à la place des yeux.
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13 septembre 2011

Quels sont ces mots qui nous font courir au bord de cette résonnance d'une parole offerte dans sa gratuité et nous émeut jusqu'à anesthésier tout discours en nous. Le chant des corps secoue l'air dans le marbre de ta voix. Ton coeur repose sur un drap de chair où poussent des couleurs de mer. Ici, c'est un peu le bout du monde, on ne se sert ni de cordage ni de poulis, ça tangue d'un mouvement plus intérieur. Quelques fois c'est marée haute. Il faut s'enchaîner l'un à l'autre pour ne pas tomber. Tant que tu es là je ne crains rien. Je... [Lire la suite]
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12 septembre 2011

Les mots sont affectés d'un quotient de nuit. Il faut sans cesse les réveiller par le dessous des choses. Leur rendre leur singularité par l'étreinte. Ecrire sur un lit d'amour plus loin que tout amour vivant, que tout amour vécu. Passage inconstant des vents sur cette ligne fragmentée où le malheur et le bonheur ont fomenté une dramaturgie sur les pitons de la mémoire. Pivoter autour de cela qui a peine à se dire mais qui en se disant laisse affleurer un tout autre être. C'est souvent dans cette parole confiée au silence que quelque... [Lire la suite]
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11 septembre 2011

Chaleur dormante qui souffle sur le toit. Et cette parole égarée arrachée à ma terre qui n'est plus, engluée dans son sommeil tombe au pied de la table où tu étais assis il y a encore quelques minutes. Sans l'avoir convoqué, le vide gagne toutes les pièces. Le silence est devenu l'allié de nos gestes. De leur qualité. Cela fait longtemps que nous ne cherchons plus à nous séduire. D'ailleurs à quoi cela ressemblerait-il? A une faute de goût. Le baiser serait amer. Tout irait de travers. Séduire ce serait vouloir aller jusqu'à l'autre... [Lire la suite]
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10 septembre 2011

Ce qui est blessé en nous en appelle aux plus petites choses de la vie. La main tâtonne dans l'obscurité renversée. Enchâssement des ombres dans la vêture du réel. Le visage de l'autre grandit dans l'épaisseur de l'oubli. Le soir je voudrais qu'il soit là à me raconter des histoires d'un autre monde, à me dire ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas. Les écrits sont vains quand ils sont sans réponses. C'est un peu comme s'ils étaient déportés vers nulle part, vers une sorte de néant dont ils ne reviennent pas. On en vient à replier... [Lire la suite]
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09 septembre 2011

Solitude trouée qui nous fait marcher plus loin que nous au bord de cette ligne de faille qui entrouvre une parole qui nous dépasse. La nuit dans ses profondeurs insondables fait resurgir un passé au ciel effervescent. Nous nous tenons au chevet de ce magma qui dématérialise la journée à venir. Les mots se lèvent d'abord comme des cris inaudibles dans une solitude infréquentable. Les heures nous font glisser plus loin que nous vers une parole assise sur les décombres de tout savoir donné, de toute certitude acquise dans le trompe... [Lire la suite]
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09 septembre 2011

Revenir à la parole manquante, la parole qui ne souffre aucun suport ni objet. Se tenir là comme devant une fleur prête à éclore. C'est dans cette prise de parole que l'on apprend à parler, dans cette prise avec les mots qui tournent sans n'avoir rien réfléchi que quelque chose se dit. Dans l'amour aussi il y a cette espèce de délire fécond. L'absence de l'autre aussi nous met devant cela qui danse sur un fil entre une réalité fantasmée et le poison de la mélancolie. Le réel est en exil et la nuit se disperse en ses démons. Celui qui... [Lire la suite]
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07 septembre 2011

Echapper à la rumeur du monde par la mise en exergue de la douceur au fronton de tes mots. L'absence est un goulot d'étranglement. Une bache recouvre le désir comme une barque solitaire. Je me suis contorsionnée autour de la promesse feinte à ne plus savoir comment retenir ce lent clapotis des choses. La nuit est nomade dans les prémisses de la rencontre. Les mots se noient dans leur propre syntaxe. Sous la paupière l'oeil s'est arrêté de voir à l'entour. J'entends ta propre voix qui remonte d'un puits profond. Empreinte de l'ombre... [Lire la suite]
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06 septembre 2011

Descendre en soi dans notre poids d'obscurité pour laisser émerger des horizons lumineux. Fréquenter cette brisure qui nous porte dans le plus insolite, là où la voix mue et se prononce d'une autre langue. Traverser cette digue qui nous tient lieu de colonne vertébrale. Marcher avec l'ardeur d'une pensée fidèle à soi. Courir sur cette ligne de vie qui nous réserve des entre-chocs générateurs de oui et de non inédits, qui nous conduit à l'assentiment d'une fraîcheur neuve, d'un désir chargé de verbes qui ne se conjuguent plus qu'au... [Lire la suite]
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