Ce qui est blessé en nous en appelle aux plus petites choses de la vie. La main tâtonne dans l'obscurité renversée. Enchâssement des ombres dans la vêture du réel. Le visage de l'autre grandit dans l'épaisseur de l'oubli. Le soir je voudrais qu'il soit là à me raconter des histoires d'un autre monde, à me dire ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas. Les écrits sont vains quand ils sont sans réponses. C'est un peu comme s'ils étaient déportés vers nulle part, vers une sorte de néant dont ils ne reviennent pas. On en vient à replier ses mots comme des habits défaits et qu'il faut ranger au placard. C'est l'automne des mots. Une saison qui meurt. Une autre qui fait place. Une place à tenir dans le tout autre à réinventer.