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Porte sur le toit
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8 février 2011

Andrée Chedid nous a quittés

Andrée Chedid cette grande dame nous a quittés dimanche 6 février dans son "donjon" qui surplombait la Seine... «Du Nil dans mes veines, dans mes artères coulent la Seine», dit la chanson. D'origine syro-libanaise par ses parents, Andrée Chedid grandit...
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24 décembre 2010

Les restes du monde

Pierre Bergounioux met en procès la formule d'Aragon selon laquelle la beauté sera convulsive et avance "elle sera, elle est -silencieuse et blême, exilée en des lieux, desheures que nous ignorons. Nous disposons, par bonheur, d'âmes sensibles, inquiètes...
27 octobre 2008

Vent de poésie...

"Quel désert est cela auquel mon souffle s’accroche telle dans mes veines une voiture emportée par la vitesse ? souffle dont les mouvements se croisent, montant jusqu’à l’obscur des battements, remontant encore vers un adieu où le rien se mêle à la chose....
17 novembre 2011

Michel deguy, Relation d'incertitude

"l'espérance se voue au préférable. il n'y a pas d'autre échappée que : la musique des sphères, la poésie des langues, la beauté des icônes, l'étude des bibliothèques, la rigueur des démonstrations, la candeur des bien-aimés, la sainteté des ascètes,...
25 août 2011

Je tombe sur la tranche du verbe qui aiguise la

Je tombe sur la tranche du verbe qui aiguise la vanité de dire. Dire le hors temps, le hors texte, ce qui glisse sous les vestiges. Ce qui se bredouille dans l'effraction du vent. Le temps est venteux au détour de la phrase sur le point de changer de...
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21 août 2011

L'attente sculpte d'étranges prosodies dans le

L'attente sculpte d'étranges prosodies dans le friable du temps. La voix se découvre autre. Elle chute dans l'inflexion du soir avec le chant des grillons. Un grondement un peu sourd promulgue sa loi dans l'air indigné. L'attente ne se dissout pas dans...
20 août 2011

La voix enrouée d'absence comme un voile de brume

La voix enrouée d'absence comme un voile de brume en travers des yeux. Visage biseauté de l'été qui traîne. Dispersant les minutes dans le trépan de la nuit. Une chaleur persiste au-delà de toute parole fixée de tout discours emprunté. Une chaleur dépistée...
20 août 2011

J'ai le souvenir de cette peau comme d'un vent

J'ai le souvenir de cette peau comme d'un vent qui raffermit le corps. Les mains versés au silence dans cette chambre au noir qui nous fait paraître telles des ombres affamées de chair. Le lit tombe du côté de notre déroute. L'un sur l'autre fermés dans...
18 août 2011

J'ecris de toi sur la table engourdie d'absence

J'ecris de toi sur la table engourdie d'absence trop lourde de ce désir qui bredouille aux abords de la fenêtre aux larges cernes. Comme ce ciel qui menace en trompe l'oeil de cracher grassement par dessus la stérilité des jours. Je démaquille ma tristesse...
18 août 2011

L'euphorie nous met à distance de la poussière

L'euphorie nous met à distance de la poussière des choses exil du réel dans sa dilatation incontrôlée l'approche de l'aube s'accompagne de la droite retombée sur le chemin sinueux et obtus rejoindre le fourmillement patient de la parole là où le silence...
14 août 2011

Je traîne des brumes somptueuses et mortelles le

Je traîne des brumes somptueuses et mortelles le regard en dessous du visage. Je me perds dans ces pensées où l'air se raréfie. Je respire à rebours. La plainte s'est accroupie à côté de moi. Je la regarde avec ce regard en dessous du visage. Je trempe...
14 août 2011

j'étais la nudité des ombres. La bizarrerie

j'étais la nudité des ombres. La bizarrerie émondée sur la branche de l'amour. Derrière ton dos de plâtre, le soleil tournait. Il avait la peau bleue comme tes yeux défiant la fureur de l'entour. Je te croyais vif à tout vivre, à tout prendre. Ce sont...
14 août 2011

Parole calcinée dans l'entrebaillement de

Parole calcinée dans l'entrebaillement de l'alcool des songes. Murée à ton pied sous le décor abscons. Le jour ne s'efface qu'à mesure que tu recules. Le miroir te rattrape là où tu pensais te dérober. Toi moi sur la corde du temps tressons de vieilles...
13 août 2011

les bras se donnent au vertige d'avant les mots

les bras se donnent au vertige d'avant les mots plusieurs fois comptés au bord de tout ce rien qui s'abyme dans vos yeux de khôle noir comme le miroir de mon propre regard j'attise le verbe à sa racine prompt à me donner toutes les sources adjacentes...
11 août 2011

Because of the weight of a suffering life, Gaddis

Because of the weight of a suffering life, Gaddis wrote his last pages as a long agony, Because he turned out the time to come back one his text, again and again He wrote in a singular voice between Bernhard' s mortal litanies and Beckett's crepuscular...
10 août 2011

Les mots de l'autre

Elire domicile dans le vide qui surplombe chaque mot là où le silence s'érige comme une cathédrale consumée par la musique et les images qui la grignottent loin de tout centre où bat le coeur palpitant de la ville loin de toute facticité de toute conquête...
7 août 2011

Les marges se resserrent là où le silence éclate

Les marges se resserrent là où le silence éclate sous mon talon le maillage semblable à la soudaine rétraction de tes attentes de plomb je soupirai et soupire encore dans l'ignorance du charbon cette parole et son balancement que pourtant nous tenons...
4 août 2011

Derrière le dos crépi d'ombres

Derrière le dos crépi d'ombres, trois femmes attendaient, elles attendaient qu'il s'approchât... mur d'attente embrassera l'ombre avant de l'avoir vue. Au tournant de la ruelle toujours fidèle à ses pavés escarpés vers le plateau où dorment les hirondelles...
4 août 2011

Attente

Paupières asservies au flou incohérent de l'attente. Parole fluviale dans les bras tourbillonnants de l'air. Les mots se perdent ne rapportant de la nuée que les guenilles de l'attente. L'imagination précoce jouira seule de cet instant primaire. Elle...
3 août 2011

Une écume de salpêtre a recouvert les jours, drap

Une écume de salpêtre a recouvert les jours, drap poudreux sur le temps comme une texture d’attente. Une main brossera la poussière d’hier : un printemps de chair a recouvert les feuilles. Une échelle accolée à la maison qui tremble. Des orages viennent...
3 août 2011

La figue

la figue Une minuscule tige retient ses poches glabres indurées par la chaleur au revers de ces outres tapissées d'algues érectiles, une vulve soyeuse et charnue granulée de pigments est le secret d'un amour entre une énergie des plus viriles et la grâce...
3 août 2011

A la limite des rêves arables

La nuit nous approchons des sommets A la limite des rêves arables Au matin, il ne reste que quelques graines de transcendance dans nos poches de mémoire affabulée Nous cherchons le chemin de cette équipée improbable par le sillon de notre esprit qui nous...
2 août 2011

Le regard en dessous du visage

La journée n'a pas commencé. Je traîne des brumes somptueuses et mortelles dans le couloir du sommeil. Je dois tout de même me lever, même titubante, même le regard en dessous du visage. Je me dissous dans ces veilles où l'air se pétrifie en orage. Je...
11 avril 2011

Rediffusion : A Pina Bausch

Enveloppée d'étoiles furieusessous sa robe d'éternelle mariée à la danseson temps bouscule l'ordreencombré encombrantcheveux qu'elle jette comme un seau d'eausur nos visages trop sagesnos yeux courent dans ses pas bras levés vers l'éphémère dans le fracas...
5 août 2011

Que reste t-il?

Sous le ciel lésé, les sens font tristes mines la tête mise en joue n'est déjà plus que ruine affreuse vanité de ceux qui estropient et la chair et l'esprit recueillis en leurs plis on boit à la fontaine des mots déguenillés une phrase s'étourdit et glisse...
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