Porte sur le toit

arts, critiques, monographies, présentation d'artistes, événements culturels...

17 juillet 2009

pour le dire... avec trois notes. merci orlando

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09 juillet 2009

Pina Pausch rend hommage à Michael Jackson


Thriller Pina Bausch
envoyé par HeuresIndues. - Futurs lauréats du Sundance.

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14 mai 2009

ça décoiffe!

L'art du désordre

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18 octobre 2008

La chèvre de Rauschenberg


Au début des années 50, Robert Rauschenberg s'intéresse à la peinture monochrome, c'est l'époque des Red and White paintings. De ses White paintings, John Cage dira qu'elles figurent des « aéroports pour les lumières, les ombres, les particules », il s’en inspirera pour 4’33’’, sa composition sans note. C’est l'époque aussi de tous les iconoclasmes, des performances audacieuses à la limite de la dérision. On se souvient de la provocation de Erased De Kooning Drawing (1953) :Rauschenberg efface un dessin original de l'un de ses maîtres. Pour atteindre aux Combines, il faut revenir aux premiers collages qui annoncent les œuvres ultérieures par l'incorporation d'objets trouvés, objets de récupération les plus hétéroclites (fer à repasser, roue, cordes, chaise, transistor, parapluie, textures de toutes sortes,...) et par l'application très picturale de la peinture. Ses œuvres de 1958-61 se veulent davantage gestuelles, autobiographiques, enrichies par du texte. Il est au plus près de l'expressionnisme abstrait. «Toute incitation à peindre en vaut une autre, dira-t-il. Il n'y a pas de sujet pauvre. La peinture a toujours plus de force lorsque, au lieu d'être vue comme une composition, comme de la couleur, etc. elle est perçue comme un fait ou quelque chose d'inévitable, et non comme un souvenir ou une disposition.»

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Ci-dessus : Monogram, 1955–1959

Les Combines sont nés de la série des Red Paintings réalisée entre 1953 et 1954, abstractions assemblées à partir de différents types de matériaux : peinture à l'huile, morceaux de papier, déchirés ou froissés, découpages de bandes dessinées issues de journaux, morceaux de tissu... Ces éléments sont alignés selon des quadrillages aléatoires et enchâssés dans le champ pictural à l'aide de coups de pinceau horizontaux ; la peinture y est souvent diluée pour produire des traînées ou coulures.


Monogram,
est considéré comme l'un des gestes les plus radicaux de Rauschenberg par la présence spectaculaire d'une chèvre empaillée. L'idée du titre renvoie à l'enchâssement de la chèvre et du pneu lui rappelant les lettres entrelacées d'un monogramme. Ici l'artiste utilise la toile comme plan, la pose à plat sur le sol : la composition ne trouvera sa forme définitive que quatre ans plus tard. La forme définitive est celle-là même que nous pouvons voir au-dessus : une chèvre
ceinte d'un pneu d'automobile se tenant dans un pâturage de débris urbains.

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28 septembre 2008

ça me plaît...

des photos-collages très graphiques, c'est sur ce site : http://alt144.blogspot.com/search/label/photos%20collages

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22 septembre 2008

Constructions de Vieira da Silva

 

Des chemins qui n'en sont pas, d'innombrables passerelles, des lignes fuyantes et l'écho assourdi de fils enchevêtrées, des rails aériens déroutant les pesanteurs, un maillage si serré qu'une aiguille ne pourrait s'y faufiler, et à l'inverse, des fenêtres qui nous avalent, un édifice qui s'effiloche, des perspectives insolites qui croisent et décroisent des réserves de blanc traçant une trachée pour défier l'obstacle, la lumière scinde le tableau en deux, chercher ce qui dans nos villes touffues est lacunaire. Une "légèreté" qui nous écrase parce qu'elle nous met en face de notre appétit déréglé...


 

Maria Helena Vieira da Silva

Les grandes constructions

collection particulière (1956)

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26 juillet 2008

Zao Wou-Ki : le vent dans la brisure

« Montrer en dissimulant, briser et faire trembler la ligne directe, tracer, en musant, les détours de la promenade et les pattes de mouche de l'esprit rêveur, voilà ce qu'aime Zao Wou-Ki et, tout à coup, avec le même air de fête qui anime campagnes et villages chinois, le tableau apparaît, frémissant joyeusement et un peu drôle dans un verger de signes ». Henri Michaux

15484653

ADGP, ZAO WOU-KI

L'oeil ne peut murir plus haut que la tige

tout se détache dans la brisure

le jeune roseau a dissipé le bleu des eaux

la vie bourgeonne entre les blancs

le vent souffle dans la fracture

tout se détache dans la brisure

l'oeil est collé à ces frêles cassures

ces vertes ramifications qui nous enfoncent

dans un  monde où tout se détache

fracture contre fracture

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18 juin 2008

Le dernier Van Gogh

Comme il s’était frayé un chemin au travers des fourrés humains, il était descendu vers le Sud, laissant en friche ses premiers lopins de terre où le semeur solitaire lui avait rendu visite. Depuis, des toits penchaient dangereusement, basculaient Auvers-sur-Oise. Son chevalet avançait maintenant au milieu des blés en bataille, il avait mis en joue la campagne blessée par son regard en flammes, pyromane de la peinture, des images d’un ciel en ignition rasait la terre, malade à en vomir du vert, malade jusqu'à la syncope des épis de blés, virgules affolées sur cette terre en sursis.

En cette saison, les blés et les corbeaux volaient déjà à basse altitude dans sa courte destinée, les tournesols se réfléchissaient sur la nappe sombre du monde, le sol tremblait à se fendre entre la convulsion des blés  et le vol anarchique des oiseaux au cri noir. Tout se mettait à danser, danse macabre des blés à l'approche des corbeaux menaçants dans un ciel déjà en déshérence.

Non décidément, il ne voyait "nulle part ici la gaieté du sud, mais plutôt une désinvolture insipide et une négligence sordide". Les gris d'hier lui paraissait plus joyeux que les rouges vifs qui giflaient ce Sud indolent et paresseux...

Le pinceau se débattait, mais l’orage grondait de plus en plus sur la toile cirée.

Ce qu’il voyait ce n’était plus la campagne soyeuse et grisante aux couleurs chatoyantes, 

mais son propre désastre qu’il était en train de découvrir, à la lueur de son esprit constellé.

Champs_de_bl__aux_corbeauxDR

Posté par inulation à 06:43 - Toile sur la toile - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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