26 août 2011

  La nuit des arbres est une invitation à la forêt où les mots sont distribués dans une dispersion d’arbres à la détrempe sur le papier mouillé et ruisselant du ciel :des arbres gardés par leurs pairs, laissant espace tout pudique pour ne pas se féconder par frondaison, cette distance ménagée fait qu’ils se développent à leur aise sans se toucher ni gêner l’extension de leur feuillage qui s’ouvre en parasol parapluie clairsemé comme une fine chevelure pour recevoir les rayons filtrés les gouttes qui rebondissent sur leurs... [Lire la suite]
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26 août 2011

Lettre de Nicolas de Staël à René Char

  Cher René,          Pensé à toi ce matin. Si tu envisages de donner ta pièce à Vilar* au moment propice pour le TNP, pense sérieusement à la possibilité de faire gueuler certains acteurs en scandant. N’oublie pas les Grecs. Cela me fait faire du souci, ton passage à la rampe dans cet endroit. Pense à l’idée de chœur scandant, mâchant tes mots. Pense aux places à quatre sous où les voix parviennent à peine, là.          Le chœur parlé n’est pas... [Lire la suite]
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26 août 2011

Dans les plis de la photo je vois affleurer un sourire d'un autre monde. Je découvre ce sourire d'avant les convenances. Sourire d'une innocence gagnée sur les vissicitudes du chemin. Tu vas tu viens dans l'animation de cet archer aveugle qui te conduit sur des sentes improbables et furieuses. Je suis chacun de tes mouvements dans la complicité de ta confiance. Je te retrouve à chaque fois dans une émotion augmentée de joie. L'émotion soulève des mots inédits audibles par une troisième oreille qui serait greffée au coeur.
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25 août 2011

Couturer la ligne du temps passage influent des rêves téméraires assemblage biscornu des phrases en partance le port n'est pas loin à qui ose s'y rendre  
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25 août 2011

Je tombe sur la tranche du verbe qui aiguise la vanité de dire. Dire le hors temps, le hors texte, ce qui glisse sous les vestiges. Ce qui se bredouille dans l'effraction du vent. Le temps est venteux au détour de la phrase sur le point de changer de corps. L'attente amaigrie sous le plafond. Une pâleur se lit au dessus du lit bousculé par de vastes songes. Souterraine attente qui ne montre pas son visage. La table encombrée d'idées dans leur niaise férocité bascule. Te voilà si près à courir avec moi après l'inflexion de la voix.
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21 août 2011

 L'attente sculpte d'étranges prosodies dans le friable du temps. La voix se découvre autre. Elle chute dans l'inflexion du soir avec le chant des grillons. Un grondement un peu sourd promulgue sa loi dans l'air indigné. L'attente ne se dissout pas dans la futilité des jours. Elle nargue chacun de nos gestes, se pavane telle une maîtresse jalouse de ses privilèges.
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20 août 2011

La voix enrouée d'absence comme un voile de brume en travers des yeux. Visage biseauté de l'été qui traîne. Dispersant les minutes dans le trépan de la nuit. Une chaleur persiste au-delà de toute parole fixée de tout discours emprunté. Une chaleur dépistée avant l'aube du désir et qui se perpétue au sommet du renoncement. Le chemin s'étiole sur l'échafaud de la patience. Derrière l'arbre un récit de pierres et de sable récuse le masque de l'attente.
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20 août 2011

Tu es un rêve qui se répète agenouillé contre mon désir de rendre le temps aveugle à nos imperfections. Tu pars encore couvert de cette tiédeur dont tu recouvriras la feuille pendant la nuit aux célestes sentences. Tu ne reviens qu'une fois rétabli dans la justesse de ta fonction. L'oeil habité par des scènes de pierres que l'eau viendrait caresser sous le regard orageux d'un enfant. Tu viendrais cueillir quelques mots pour donner corps à cette poussée de sève. Tu es un rêve qui se répète et se répétant s'accomplit au motif de ton... [Lire la suite]
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20 août 2011

J'ai le souvenir de cette peau comme d'un vent qui raffermit le corps. Les mains versés au silence dans cette chambre au noir qui nous fait paraître telles des ombres affamées de chair. Le lit tombe du côté de notre déroute. L'un sur l'autre fermés dans un mouvement expiatoire. Le coeur soulevé par nos souffles enfouis dans des rires étranglés. Des rires d'enfant qui déchirent l'air autour de la pénombre. Dans ce désordre épuisé nous refaisons surface l'un contre l'autre presque évanouis.
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18 août 2011

J'ecris de toi sur la table engourdie d'absence trop lourde de ce désir qui bredouille aux abords de la fenêtre aux larges cernes. Comme ce ciel qui menace en trompe l'oeil de cracher grassement par dessus la stérilité des jours. Je démaquille ma tristesse en pensant que les jours sont comptés. Le soir je me blesse dans l'angle mort de la solitude. Je me réveille dans l'effarement d'une journée au visage mangé par une goutte d'eau qui s'ecoule entre deux rêveries.    
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