07 août 2011

Fête d'étable grimpant jusqu'à toi mains attristées de jour de non moisson il restera la paille sauvage à ton haleine confondue mains prisées au rebours de l'absence il restera le désir et sa verticalité  
Posté par inulation à 07:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 août 2011

Que reste t-il?

Sous le ciel lésé, les sens font tristes mines la tête mise en joue n'est déjà plus que ruine affreuse vanité de ceux qui estropient et la chair et l'esprit recueillis en leurs plis on boit à la fontaine des mots déguenillés une phrase s'étourdit et glisse vers l'abîme une autre à son chevet tente la rattraper mais le vent téméraire à aggraver l'indigne un goût de métal blanc a envahi la bouche et les mots côte côte ne forment plus que fourche ils s'ébrouent dans la boue comme vieux cheval fou condamnés à pâtir sous la... [Lire la suite]
Posté par inulation à 13:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 août 2011

Le mimosa

Même en hiver le jour était mimosa le ciel s'enroulait dans le col des fleurs il faisait soleil à tout heure du maquisle tronc crachait des écorces sans rêvesdes sillons de terreurs creusaient sa chair brunie un citron tombé dans la nuit la fenêtre avait frémi et le fou dansait sur le sol criblé de fruits sans saveurdes fruits de plomb creusaient   la route de la ferme aux visages ouverts comme des battants sans portes pour s'opposer au souffle quand les voisins dormaient serrés à moitié au matin le mimosa était sorti de... [Lire la suite]
Posté par inulation à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 août 2011

  Le désir qui répugne à creuser l'entre-jambe du péril attise entre deux feux une bouche de lavande une gorgée de bruyère l'air se brise en longs hoquets bleutés découvrant sur la grève une trame de chair le temps avide parcourt le regard comme on traverse le ciel qui n'est plus à portée en contrebas le consentement se perd une danse indigne a retourné la terre
Posté par inulation à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 août 2011

Derrière le dos crépi d'ombres

  Derrière le dos crépi d'ombres, trois femmes attendaient, elles attendaient qu'il s'approchât... mur d'attente embrassera l'ombre avant de l'avoir vue. Au tournant de la ruelle toujours fidèle à ses pavés escarpés vers le plateau où dorment les hirondelles de pierres, le pas joue des écarts, il cherche le fossé, l'herbe flatteuse sur les mollets. Les buissons se font rares par temps de trop de regards, ils aimeront ceux qui n'ont pas été dépassés par leur enfance, alors il se fera hôte du présent. Il sait comme c'est triste de... [Lire la suite]
Posté par inulation à 20:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
04 août 2011

Attente

Paupières asservies au flou incohérent de l'attente. Parole fluviale dans les bras tourbillonnants de l'air. Les mots se perdent ne rapportant de la nuée que les guenilles de l'attente. L'imagination précoce jouira seule de cet instant primaire. Elle se cognera aux oiseaux d'un hiver invité à coups de marteaux. Il ne reste plus rien d'ici, quelques trames de rosée au coeur millénaire. Il ne reste rien que la voix inutile pendue aux crochets du porte-manteau. Le vide ne se résorbe qu'à la mesure du plomb qu'il faut extraire. ... [Lire la suite]
Posté par inulation à 13:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 août 2011

Une écume de salpêtre a recouvert les jours, drap poudreux sur le temps comme une texture d’attente. Une main brossera la poussière d’hier : un printemps de chair a recouvert les feuilles. Une échelle accolée à la maison qui tremble. Des orages viennent railler les fenêtres endormies. Des bourgeons font famille dans les bras de midi, c’était l’heure de la sieste mais le bruit ne dort pas. Tapi entre la pierre et les fissures du temps, le coeur n’a pas bougé, il est juste alourdi d’espérances trop hautes. L’espoir aime la fraîcheur... [Lire la suite]
Posté par inulation à 21:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 août 2011

Tant que...

Tant qu'il s'appuie contre sa nuit, fixe, tel un pieu au coeur d'un bois sombre, il peut s'éprouver "ici", dans l'immobilité de son désir d'être, autre chose qu'un brouillon de vie, tant qu'il s'y adosse en laissant ses rêves téméraires le conduire, il ne se perd pas dans le réseau du monde, cet amoncellement de fausses clartés le dépense et le disperse, le retient et le bride, la promesse du jour il ne l'attend pas, tant qu'il reste collé aux lèvres de la nuit.
Posté par inulation à 20:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 août 2011

L'un à côté de l'autre allongés de part et d'autre de sa nuit chacun poursuivant quelque rêve débordé par l'indice scintillant de leurs lèvres assurées du baiser de leur ombre
Posté par inulation à 20:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 août 2011

Variaition

Un peu de bleu dans le silence du matin pour que les mots s'aèrent. Un peu de silence dans le bleu des mots pour qu'ils volent d'eux-mêmes. Un peu de matin dans le bleu du silence pour commencer la journée.
Posté par inulation à 20:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]