16 novembre 2011

Le regard lézardé, j'entrevois une lumière qui ne dort pas. Pourtant ce ne sont pas les néons de la ville. Ville qui se tient debout à toute heure du jour et de la nuit. Pour combien de temps? Il est à se demander si son futur ne sera pas aussi friable qu'une lamelle de verre. Dans le rétroviseur, nous en sommes à regarder l'envers de la vie ou la vie prise au revers et ce qui se soustrait dans l'angle mort. La vie tient sur une note crochetée. Et cette note il faut la tenir du mieux que l'on peut.
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07 novembre 2011

Paroles dérobées à l'infime pulsation, à la faible épaisseur de l'âme. Vertige du coeur. Silence émacié. Pierre focale tombant raide sur la nuque. De vieilles voix s'égouttent en filet de sueur. L'angoisse râpe notre doublure. Le temps et ses aboiements qui cognent contre la vitre. Laisse-moi m'égayer dans le peu d'heures qui me sont imparties. Laisse-moi destiner ma force et ma faiblesse à ce peu de lueur que j'aperçois derrière la colline bleutée.
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21 octobre 2011

Tournent les jours dans la blancheur de l'air. La langue s'éveille avec le froissement des nuages inquiets de leur voyage. L'ombre déposée sur tes yeux danse avec la brume à l'entour. Tes pensées sécrètent de la chaux-vive. J'ai déplié mon coeur à côté de tes joues. Ta peau et le pain tendre. Le monde avance avec ses points de suture.
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14 octobre 2011

Tu t'es longtemps tu, les yeux enfoncés dans la tiédeur de ta solitude. A lécher les pages de ton cahier de notes. J'y voyais une manière d'y lécher tes propres larmes. Une manière d'apaisement. Ta solitude est là, prise à l'envers des mots, dans une écoute féroce de la beauté des choses. Tu es de cette oreille-là qui me fait bondir sur le sol frais de tes rêves. Avec toi je me suis longtemps tue à observer tes gestes et tes mouvements en mal d'eux-mêmes. Ici c'est un peu le bout du monde, un endroit où même les anges n'osent... [Lire la suite]
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14 octobre 2011

Hors de la chambre, ce qui conspire, l'éphémère aux carreaux froids du jour. La vaisselle d'hier qui triomphe de la maigreur des choses. Les murs qui respirent le parfum âcre de la hâte. Les échanges de voix qui font trembler les cloisons étroites. Le soleil qui s'appuie sur le balcon dans une hésitation de lumière. La table inclinée par de lourdes confessions. Les mots qui fatiguent d'une heure à l'autre. C'est décidé, je vais jouer avec les feuilles du peuplier qui me regarde à travers la fenêtre.    
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13 octobre 2011

J'ai  découpé les ombres qui volaient au-dessus de ta tête. Fines dentelles ficelées maintenant à la chaise du quotidien. Dehors raffole de ces ombres ligotées. Il s'en donne à coeur joie. Nous avons laissé derrière nous ces ombres insistantes et vaquer à notre amour.
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12 octobre 2011

Ce texte je l'ouvre avec tes yeux perdus dans le ciel et sa tenue d'apprêt ce texte je l'ouvre avec ta douceur ambulante et qui voyage sur l'abat-jour de nuit ce texte je l'ouvre par la fente de ton sourire qui roule en contrebas de la terre avec tes mains timides à froisser l'aube qui approche avec ton rire qui escalade les meubles de la chambre
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12 octobre 2011

Quand tu me parles, tu fais reculer la poussière qui s'est déposée dans mon esprit. Tu me parles dans le fond de l'œil et efface un peu de la nuit dans laquelle je regarde suinter le temps. La peau du temps. Je mesure les forces que tu déploies pour me ramener au bord des mots que j'avais remisés dans cette arrière-cour de vapeurs et de songes sans oreillers. Je travaille les volets clos, derrière le paravent du monde. Je trace des traits que l'air délaisse. Des traits au seuil d'une clarté disponible encore un peu. Je vois grandir... [Lire la suite]
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11 octobre 2011

Tournent les jours dans la blancheur de l'air. La langue s'éveille avec le froissement des nuages inquiets de leur voyage. L'ombre déposée sur tes yeux danse avec la brume à l'entour. Tes pensées sécrètent de la chaux-vive. J'ai déplié mon coeur à côtés de tes joues. Le monde avance avec ses points de sutures.
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11 octobre 2011

Après tant d'années d'inattention, la mémoire de nos amours bleuit. La patience drague des lacs sous la glace. La parole portée à son élargissement aperçoit l'insaisissable rétracté en sa chair. La voici qui sourit à son ombre portée, à surface de rivière. S'étonnera-t-on de tant de lueurs guerrières sur la vitre de l'horizon?
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