15 octobre 2011

Je glisse sur le marche-pied du monde. Je tente d'entendre plus loin que ce qui se présente, plus loin que les seules apparences qui opèrent par le bouche-trou du réel. Je me protège des images qui nous mordent la peau. De ces images cannibales qui se nourrissent du sang de l'Autre. Des heures, j’observe se mouvoir ce mouvoir. Cette agitation des peuples. Ce qui est inouï ne peut être vu. Pourtant l'inouï se produit ici et là sans que cela ne nous soit vraiment offert ou confié. Il faut demander à l'archer aux yeux bandés ce qu'il... [Lire la suite]
Posté par inulation à 22:25 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

13 octobre 2011

Dans cette course de fond avec le temps, l’écriture s'invente un autre corps. Corps indolore que l’on peut triturer, malmené, tordre, sans que ne soit jamais versée une seule goutte de sang. Mais sait-il jamais ce qu’il gagne ce corps puisqu’il n’a jamais idée de ce qu’il surmonte? C’est avec ce doute majeur qu’il lui faudra faire son chemin. Celui qui écrit a le pouvoir de détourner et de tourner la détresse de ce corps en la ré-fléchissant. Il se dépense à penser ce qu’il ne ferait que subir. C’est dans cette conversion souvent... [Lire la suite]
Posté par inulation à 11:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mai 2011

La confiance

Fati, fable, dire l'ineffable ou comment instaurer confiance S'il m'en souvient, je me suis longemps battue avec le paradoxe selon lequel le langage n'était jamais plus utile que lorsque justement il ne servait à rien, ne visait ni ne concevait rien de ce que nous désignons comme la réalité. Parler quand le langage excède l'usage d'un corps, et qu'à se montrer superflu ne serait-ce pas l'indispensable décence par quoi l'homme se distingue, le seul capable à envelopper son inscience... Le soupçon pèse sur les rhéteurs, les sophistes... [Lire la suite]
Posté par inulation à 22:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 mars 2011

Citation

Ce n’est pas le temps qui nous est donné, c’est l’instant. Avec un instant donné, c’est à nous de faire le temps Gaston Bachelard
Posté par inulation à 21:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
06 mars 2011

Contrairement à ce que j'ai entendu hier, il n'est pas absolument nécessaire de tout comprendre d'une chose pour l'accueillir entièrement.
Posté par inulation à 11:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 février 2011

Tom Waits, indubitablement

Cette nuit j'ai écouté Tom Waits, cette voix rauque et qui semble venir de l'au-delà, dissolvant le peu de corps que la nuit nous concède ou plutôt nous redonnant un surcroit de corps à mesure que l'on se laisse glisser dans cette voix dans sa concrétude.Cette matérialité presque palpable par nos oreilles, voilà ce que nous offre Tom Waits. C'est que ces chansons ne sont pas seulement des chansons mais bien autre chose que je serai bien incapable de nommer. Cela s'appelle immense présence, indubitablement.
Posté par inulation à 16:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 décembre 2010

pascal quignard

Pascal Quignard, La Barque silencieuse (Mediapart)envoyé par Mediapart. - L'info internationale vidéo.
Posté par inulation à 23:33 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
24 décembre 2010

Les restes du monde

Pierre Bergounioux met en procès la formule d'Aragon selon laquelle la beauté sera convulsive et avance  "elle sera, elle est -silencieuse et blême, exilée en des lieux, desheures que nous ignorons. Nous disposons, par bonheur, d'âmes sensibles, inquiètes qui partent à sa rencontre, parfois la trouvent et la conduisent jusqu'à nous, pour notre joie. Ce sont les artistes."
Posté par inulation à 01:55 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :
06 décembre 2010

"Cette peinture-là, je l'ai peinte demain" me dit Yves Charnet pendant l'exposition de Monet.
Posté par inulation à 00:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 novembre 2010

Citation

 ‎"Qu'est-ce donc que Foucault entend par discours ? Quelque chose de fort simple : c'est la description la plus précise, la plus serrée d'une formation historique en sa nudité, c'est la mise au jour de son ultime différence individuelle." "Foucault sa pensée, sa personne" de Paul Veyne au livre de poche.
Posté par inulation à 12:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :