30 septembre 2011

Nous marchons têtes penchées sur une lumière débordée par sa propre vacuité. Le corps reste en retrait de sa propre nuit. Déjà l'épaule recule et se défait. Le bras s'allonge dans son ombre projetée. Tes yeux sont en désordre. Je voudrais leur redonner un semblant de clarté. J'ai perdu le chemin qui menait jusqu'à ta peau. L'attention, le soin, le souci attendent une possible rémission. Le désoeuvrement gagne dans l'épaisseur du silence. Ce silence qui nous tient dans sa paume, devrai-je y répondre ou renaître ailleurs, à côté,... [Lire la suite]
Posté par inulation à 10:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 septembre 2011

Fermentation des jours. Entre l'aube taciturne et ta voix incendiée tu te glisses jusqu'à moi comme un livre ouvert, à moins que ce ne soit que son reflet. Tu claques la porte à tes mauvais jours. Je dépose de la buée sur tes paroles. Cela nous est familier. Toujours. Ces moments racontent le silence qui nous vient de plus loin, qui nous vient d'une enfance accrochée au rocher, de ce qui précède cette enfance-même qui sera toujours l'illustre manque. Bientôt ton rire adoucira la journée au détour d'une maladresse. De ces maladresses... [Lire la suite]
Posté par inulation à 08:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
24 septembre 2011

Le sentiment nous fait faillir plus loin que le jour, que la nuit. Plus loin que ce que nous savons de nous-mêmes. Il nous fait trébucher tôt ou tard dans les catacombes de notre propre histoire. Nous fait osciller entre un presque tout et un presque rien. L'ombre de l'autre mange de notre clarté, de cet air aveuglant qui nous déporte sans cesse de notre innocence. L'amour a ceci de plus vivifiant qu'il ne pactise pas avec les vents contraires. Il dirait ceci : j'ai accueilli tes peurs dans mes yeux et les ai chassé comme de mauvais... [Lire la suite]
Posté par inulation à 19:35 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
24 septembre 2011

L'ombre fuit le long de ton regard de charbon. La promesse brûle dans tes yeux comme dans tes mains tendues vers moi. Cette promesse se lève chaque matin quelques secondes avant moi, avant que je n'ai pu mettre un pied sur le sol. Je la vois tourner autour de moi comme un écran entre l'alccol des songes et des abysses insondables. Me voilà à ras de terre à picorer les signes qui viennent comme des vents impétueux. Embusquée dans cette promesse je vole à la vie de sa légéreté première. Je souris à cette brindille qui me caresse le... [Lire la suite]
Posté par inulation à 12:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 septembre 2011

Tu vois de plus haut ce qui se passe autour de toi, à traverser les murs et les montagnes du temps dépassées. Oui, je crois que tout ton être penche vers cet état comme l'état amoureux qui permet de repousser la limite du temps et de l'espace et d'emprunter des sens inédits en toute chose. Voilà à quoi je rêve quand je pense à toi. Chaque chose venant de toi a quelque chose de renversant comme  quand tu épouses de moi sur ce lit endeuillé de ta présence. La beauté de toute chose a quelque chose de renversant. Elle n'a ni contrée... [Lire la suite]
Posté par inulation à 08:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 septembre 2011

A force de fréquenter l'alcool des songes, de bricoler avec l'humeur, on parvient à connaître de sa finitude, de ce qui est inexorablement fini en soi. Chose étrange que ce mot sur lequel on peut pivoter sans fin justement. Comme si l'on avait  atteint sa propre ligne d'horizon. A ce stade rien ne peut se dire que ce désir furieux d'écrire au-delà de la duplicité des mots. Nommer les choses telles qu'elles se présentent et après coup s'en trouver dépossédé. Comme de la vanité de croire que l'on peut se percher sur le verbe.
Posté par inulation à 09:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 septembre 2011

 Se déchausser devant la tendresse qui enveloppe tout et qui enserre la chambre où nous nous serrions. Quelque chose s'éclipse dans la voix qui faisait trembler la ligne. L'incertitude brise le vol du temps. Le corps dans sa cage se déchire vers une nouvelle naissance. Quelque chose s'ébruite dans le chas de la plaie qui nous ferait entrer dans une vie plus robuste et plus frêle en même temps. Je n'ai retenu qu'un tableau de cire et une chute brutale dans les eaux abyssales. 
Posté par inulation à 09:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 septembre 2011

Nous aimons ces moments où nous frôlons le silence, où nous le caressons. Même dans nous bavardages à bâtons rompus, nous draguons ces lieux inédits où l'ouïe s'autorise d'un nouveau son. Un morceau de ciel jeté au coin de la table nous transporte et transpose dans un bleu où l'un vient se percher sur le verbe de l'autre. On circule tout près de cet endroit. Un endroit où la mer serait encore reine. On circule tout près de sa propre vie. Tellement près que cela donne le vertige. Ce regard-là est plus fort que la chute. Il porte des... [Lire la suite]
Posté par inulation à 06:17 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
16 septembre 2011

Cette morsure faite à la caverne fut l'emblème de ceux qui ont cru La caverne était leur demeure et leur peau  Ils nous ont offert leurs tatouages à flanc de rocher pour dire qu'ils étaient là Nous arrachant à notre léthargie d'homme moderne perdu dans des enchevêtrements de laideurs sans fin Mais nos mémoires sédimentées ne nous aident plus à voir et à épouser La simplicité trop connue, toujours suspecte d'autre chose, à nous qui rêvons d'être premiers et derniers.
Posté par inulation à 20:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 septembre 2011

Pour désamorcer l'obscurité je prête mon bras au vent. J'écris de toi avec ces mots épris de terre rouge. j'écris dans l'arrière cour d'une histoire. Dans une vacance d'images. Avec une torche à la place des yeux.
Posté par inulation à 06:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]