L'ombre fuit le long de ton regard de charbon. La promesse brûle dans tes yeux comme dans tes mains tendues vers moi. Cette promesse se lève chaque matin quelques secondes avant moi, avant que je n'ai pu mettre un pied sur le sol. Je la vois tourner autour de moi comme un écran entre l'alccol des songes et des abysses insondables. Me voilà à ras de terre à picorer les signes qui viennent comme des vents impétueux. Embusquée dans cette promesse je vole à la vie de sa légéreté première. Je souris à cette brindille qui me caresse le mollet.