31 août 2011

A chaque fois nous chavirons de l'autre lieu où nos bras se rassemblent. La neige de notre respiration fond dans le grand corps du soir où nous déplions nos mots imbibés de l'alcool des songes. Nous crions à tue-tête cette folie de n'être plus qu'une seule voix sur les draps jetés dans la pénombre de notre pudeur. Effarés de n'être plus qu'un seul corps qui fait trembler les muscles dans la chaleur vacante. Cette image déroutée une fois atteinte nous accompagne au coeur de notre inattention, nous laisse pour morts tant nos lèvres ont... [Lire la suite]
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31 août 2011

Tout est à dire derrière l'ornière. Le propos et l'avant-propos comme un talon qui claque sur le sol. Tu te dis fiancé au silence d'avant les berges où la parole ensemence des terres inédites. Je n'ai pas le choix, je dois  prendre cet adage à bras le corps avec l'incompréhension qui va avec, comme je te prends au détour d'un sourire qui ensoleille le réel. Quelques fois une phrase court le long de tes membres amaigris, je la cueille comme une branche de mimosas sur le seuil. Dans tes yeux défilent des images qui n'ont pas de... [Lire la suite]
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31 août 2011

Je devrais pouvoir parler d'un autre endroit pour que tu recueilles ma parole en aplomb de la tienne. Je cherche ce qui pourrait te toucher au plus près. Dans cet entrejambe du péril où les mots se perdent et se retrouvent. J'expérimente la vétusté et la précarité de ce dire qui échappe de tous côtés. Cela fuit en travers de la bouche. Qu'aurions-nous à faire alors sinon se raconter, sinon raconter comment les mains se délivrent et délivrent leur lot de promesses. Sur ce chemin inhabité il y aurait de la place pour un peu de nous.... [Lire la suite]
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30 août 2011

Je me défais dans la nuit des tes mots portés dans un lointain incandescent. Je m'abstiens de réfléchir et je vogue sur des vagues chargées d'attente. Je pousse la porte étroite du devenir. Les mots reculent pour dire ce qui noue la gorge dans l'absence renouvelée de l'autre. Etrange posture qui nous fait dire que l'autre dans son insoumission, sa révolte fracassante, grandit dans ses mots. Personne n'y peut rien. C'est ainsi. Regarder entre ses mains l'immensité des choses. Toi qui est poète, des mains du bleu de l'eau, sur le... [Lire la suite]
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30 août 2011

La voix éraillée tombe dans des songes sans images. Bouche édentée ne mange pas d'histoires. La vérité fuse dans la profondeur des catacombes. La nuit est une invitation à fouiller, à gratter à l'envers de la peau des choses. Tourner, retourner toujours et encore et remettre une fois de plus sur l'ouvrage les mots en sursis dans l'attente silencieuse. Je ne sais rien de cette rencontre qui défie la loi des secondes. Je ne sais rien de cette étreinte qui précède tout excès. Je marche aveugle dans un monologue qui conjure un peu de ta... [Lire la suite]
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30 août 2011

Eviter l'embuscade de l'attente et les fièvres qui l'accompagnent. Se dessaisir de l'aiguille qui se faufile dans les interstices du savoir et remettre sur l'ouvrage l'innocence qui ouvre les chemins de l'enfance d'avant le jour. Accepter le tremblement dans la voix qui mue vers un autre monde, là où des anges ont osé se poser sur notre épaule. Tendre saison qui défie la terreur de mettre des mots sur l'avant-poste du monde.
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29 août 2011

Sons moqueurs dans l'orageux du jour la vague se disperse dans un conte d'après crépuscule au moment hagard entre deux pendules qui ne se rejoignent pas tout crie soudain plus haut que l'ouïe ne peut gravir  
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28 août 2011

Fade saison aux abords de la mer Les absents marchent comme on rêve sur la grève du monde Leurs pieds fécondent l'aridité de ce pays infréquenté Vierges pour combien de temps ces lèvres scellées au grand silence   des âmes qui nous toisent sans jamais mesurer la course du temps ayant enjambé leur vie dans un éclat de rire Relevant leurs parures étagées de promesses sur leur ventre Le vent se lève sur leurs pas assourdis
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28 août 2011

Manger à l'infirmité du dire voix en écharpe dans des goulots blonde patience des champs au coeur de la brindille le vent s'arrête au faît du toit là où le ciel n'est plus
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28 août 2011

  J’ai connu un village du vivre et du mourir joyeux Tête d'une montagne incurvée par la lame marine En aplomb d'un monde périssable Où les absents marchent derrière, D'un pas souple, majestueux, infatigable, Chevilles en liesse et la tête si haute qu'ils pouvaient apercevoir le destin  par-dessus l’épaule qui dansait Résurrection vive, répétée, Tant et si bien que L'ennui s'est exilé De n'avoir pu gagner Cette légèreté Soustraite A l’unité
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