30 août 2011

Je me défais dans la nuit des tes mots portés dans un lointain incandescent. Je m'abstiens de réfléchir et je vogue sur des vagues chargées d'attente. Je pousse la porte étroite du devenir. Les mots reculent pour dire ce qui noue la gorge dans l'absence renouvelée de l'autre. Etrange posture qui nous fait dire que l'autre dans son insoumission, sa révolte fracassante, grandit dans ses mots. Personne n'y peut rien. C'est ainsi. Regarder entre ses mains l'immensité des choses. Toi qui est poète, des mains du bleu de l'eau, sur le... [Lire la suite]
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30 août 2011

La voix éraillée tombe dans des songes sans images. Bouche édentée ne mange pas d'histoires. La vérité fuse dans la profondeur des catacombes. La nuit est une invitation à fouiller, à gratter à l'envers de la peau des choses. Tourner, retourner toujours et encore et remettre une fois de plus sur l'ouvrage les mots en sursis dans l'attente silencieuse. Je ne sais rien de cette rencontre qui défie la loi des secondes. Je ne sais rien de cette étreinte qui précède tout excès. Je marche aveugle dans un monologue qui conjure un peu de ta... [Lire la suite]
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30 août 2011

Eviter l'embuscade de l'attente et les fièvres qui l'accompagnent. Se dessaisir de l'aiguille qui se faufile dans les interstices du savoir et remettre sur l'ouvrage l'innocence qui ouvre les chemins de l'enfance d'avant le jour. Accepter le tremblement dans la voix qui mue vers un autre monde, là où des anges ont osé se poser sur notre épaule. Tendre saison qui défie la terreur de mettre des mots sur l'avant-poste du monde.
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