20 août 2011

La voix enrouée d'absence comme un voile de brume en travers des yeux. Visage biseauté de l'été qui traîne. Dispersant les minutes dans le trépan de la nuit. Une chaleur persiste au-delà de toute parole fixée de tout discours emprunté. Une chaleur dépistée avant l'aube du désir et qui se perpétue au sommet du renoncement. Le chemin s'étiole sur l'échafaud de la patience. Derrière l'arbre un récit de pierres et de sable récuse le masque de l'attente.
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20 août 2011

Tu es un rêve qui se répète agenouillé contre mon désir de rendre le temps aveugle à nos imperfections. Tu pars encore couvert de cette tiédeur dont tu recouvriras la feuille pendant la nuit aux célestes sentences. Tu ne reviens qu'une fois rétabli dans la justesse de ta fonction. L'oeil habité par des scènes de pierres que l'eau viendrait caresser sous le regard orageux d'un enfant. Tu viendrais cueillir quelques mots pour donner corps à cette poussée de sève. Tu es un rêve qui se répète et se répétant s'accomplit au motif de ton... [Lire la suite]
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20 août 2011

J'ai le souvenir de cette peau comme d'un vent qui raffermit le corps. Les mains versés au silence dans cette chambre au noir qui nous fait paraître telles des ombres affamées de chair. Le lit tombe du côté de notre déroute. L'un sur l'autre fermés dans un mouvement expiatoire. Le coeur soulevé par nos souffles enfouis dans des rires étranglés. Des rires d'enfant qui déchirent l'air autour de la pénombre. Dans ce désordre épuisé nous refaisons surface l'un contre l'autre presque évanouis.
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