18 août 2011

J'ecris de toi sur la table engourdie d'absence trop lourde de ce désir qui bredouille aux abords de la fenêtre aux larges cernes. Comme ce ciel qui menace en trompe l'oeil de cracher grassement par dessus la stérilité des jours. Je démaquille ma tristesse en pensant que les jours sont comptés. Le soir je me blesse dans l'angle mort de la solitude. Je me réveille dans l'effarement d'une journée au visage mangé par une goutte d'eau qui s'ecoule entre deux rêveries.    
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18 août 2011

L'euphorie nous met à distance de la poussière des choses exil du réel dans sa dilatation incontrôlée l'approche de l'aube s'accompagne de la droite retombée sur le chemin sinueux et obtus rejoindre le fourmillement patient de la parole là où le silence remplit la porosité de la pierre là où la pierre ne joue plus d'écart avec la main là où la main s'accorde à l'autorité du geste
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18 août 2011

Rien ne guérit dans l'entre-deux la parole s'imprime du torrent portée à la dislocation la langue obscurcit son devenir rien ne se résoud dans le compromis fouet d'une phrase frappée d'équivoque qu'il faut remettre à l'endroit ou peut-être à l'envers du silence qui grandit avec les arbres non rien ne peut advenir d'un vieux pacte éculé les mots y perdent leur prise sur les choses qui elles avancent avec leur robe de tourments    
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18 août 2011

pour qui part, les courbes et la clairière fratrie de lignes qui mûrissent dans une commune ignorance de l'un de l'autre évaporés dans la parole inscrite en faux en arrrière la vie et sa terreur dansent dans l'inflexion du soir solidaires des songes qui la tenaillent le sommeil amaigri qui s'écrit sur une feuille de route une existence qui bivouaque dans le temps aveugle
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