14 août 2011

  Je traîne des brumes somptueuses et mortelles le regard en dessous du visage. Je me perds dans ces pensées où l'air se raréfie. Je respire à rebours. La plainte s'est accroupie à côté de moi. Je la regarde avec ce regard en dessous du visage. Je trempe mes lèvres dans un peu d'eau pour désaltérer cette envie de gémir. Je pense à toi qui n'es pas là. Je pense à moi qui dessille les marges brunes de ton écriture. Je ne vois que l'ornière dont il ne reste rien. Une porte sur le toit pour chasser les étoiles.
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14 août 2011

j'étais la nudité des ombres. La bizarrerie émondée sur la branche de l'amour. Derrière ton dos de plâtre, le soleil tournait. Il avait la peau bleue comme tes yeux défiant la fureur de l'entour. Je te croyais vif à tout vivre, à tout prendre. Ce sont dans tes mots que je me suis calfeutrée pour ne pas rendre l'âme.
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14 août 2011

Enquête aveugle qui surplombe le sens et son oubli. Pour toi j'ai préparé une nuit arrachée à la fenêtre du silence. Ta prose ouverte me rapproche de l'eau de vie. Je regarde la bizarrerie se presser en ses sonset de tes phrases gagnées au souffle d'un roseau, je me rends comme aux grandes marées d'équinoxe. Pour toi j'ai préparé une feuille rosée de ton impatience, j'imagine ses vagues et son écume. Pour toi j'ai ménagé le verbe de l'aube pour que rétabli de la troublante rumeur tu puisses te remettre à ta table de dissection.
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14 août 2011

Parole calcinée dans l'entrebaillement de l'alcool des songes. Murée à ton pied sous le décor abscons. Le jour ne s'efface qu'à mesure que tu recules. Le miroir te rattrape là où tu pensais te dérober. Toi moi sur la corde du temps tressons de vieilles habitudes. Nous nous tutoyons derrière la porte close. Hier s'approche de l'enclos des souvenirs téméraires. Nous marchons dans l'illusion du feu de la relation qui se couche dans les mains brûlées de la peur.
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