Porte sur le toit

arts, critiques, monographies, présentation d'artistes, événements culturels...

09 juillet 2009

Pointe sèche

Pointe curvée sur une mèche de cheveux

 

séche et souple ondulant sur la plaque

 

des sillons aux doigts de charrue

 

plante le décor du visage à venir

 

un miroir en regard répond à l'intrus

 

trait par trait l'insousciance au sourire

 

ensoleille une feuille griffée entre deux feux

 

l'oeil grave fouille chaque détail le plus vague

 

où pourtant se concentre le signe du génie

 

qui retranscrit à la vitesse de la glace

 

son portrait juvénile sur du cuivre verni

Posté par inulation à 17:07 - Mots - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Israël Galvan réédition : l'épure....

 

Comment parler d’un homme qui s’est « élancé » vers l’Absolu. Surtout si cet homme ne se veut pas seulement un réformateur de cette exigence-là, mais porte toute la force de sa conviction, de son obstination à ne jamais pactiser avec autre chose que cet élan. Pas de compromis théorique ou spirituel possible pour ce caractère d’aigle qui survole notre terre à haute altitude sans quitter le sol, l’économisant, économisant ses propres gestes pour nous laisser entrevoir ce que serait le vrai silence, après l’apocalypse. Chaque geste sculpte dans l’espace cette volonté d’absolu, la sienne propre qui est celle aussi du flamenco. Cette grâce, ce don faits à Galvan d’être l’acteur de l’invisible, tout son langage gestuel en témoigne, dans cette façon de s’exprimer avec l’aisance de ceux qui savent et ramassent le savoir en une pluie de lumière née du frottement incisif du pied déchirant l’espace en deux…. Il danse à satiété dans un dessèchement de plus en plus austère, dans une langue dense et secrète, qui ne peut-être animée que par un grand amour. Sans cet amour, où trouverait-il la force primordiale d’aller à l’extrémité de tout mouvement, l’après du mouvement… Là où il ne passe plus rien, là il nous fait appréhender ce plus rien. Un corps amoureux en vaut deux dit le poète, qui d’abord vit dans l’éveil de tous ses sens, au point de ne plus savoir ce qu'il en est de ce corps "sien". Epuisant le geste dans une intériorisation de plus en plus intime, le geste de Galvan devient sa propre épure : le stade ultime de la lithographie des taureaux de Picasso, quand la chair s’amenuise laissant place au trait, un trait si léger, presque aérien mais qui retient en lui toute la puissance du taureau, son énergie vitale. L’espace se déchire, là où le couteau creuse un sillon en feu. Galvan torée sans muleta, métamorphosée en linceul diaphane de l’entre-deux de l’outre-espace, là où son geste ne peut que se former… Il faut pour le suivre passer d’un espace l’autre, se confectionner un corps amoureux. 

Posté par inulation à 17:05 - Les danseurs - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kandinsky : une caresse des couleurs

 10

Quel village est cela auquel mon souffle s’accroche quel village aux toits roses aux fenêtres pudiques quel souffle dont les mouvements s'enlacent comme des bras jusqu’à l’obscur des prairies remontant là où le presque se mêle à la chose vois les rondeurs le vent de la main les crée sable de l'esprit qui s’étend sur le tableau passe à travers les collines vois le passage d’un bord à l’autre du jaune ou bleu du rose au gris vois combien de caresses scellées à la roche il faudra déployer sur la peau de tes souvenirs pour peindre ce village

 

Posté par inulation à 16:15 - Les peintres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

En écho au texte de P.P. sur le corps... dansant



Se tenir droit dans l'humilité du corps et

lui demander dans la seconde qui suit

l'impossible

tension

où les muscles se tordent

où le corps n'est plus que crampe

creusant le sol sous la poésie des pieds

sous la ponctuation intrépide des bras

jetés par dessus bord par dessus corps

la tête renversée renversante

retenue par une queue de cheval

balayant poussières et étoiles

d'un coup sec

claquement d'un fouet

qu'on entend venir de ce cou

aux frêles vertèbres

et lui demander dans la seconde qui suit

de se reprendre et de se ressaisir

dans une toute nouvelle respiration...

 


Posté par inulation à 11:16 - Mots - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pina Bausch, extraits de Café Müller

Posté par inulation à 04:20 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pina Pausch rend hommage à Michael Jackson


Thriller Pina Bausch
envoyé par HeuresIndues. - Futurs lauréats du Sundance.

Posté par inulation à 04:15 - Toile sur la toile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1