Porte sur le toit

arts, critiques, monographies, présentation d'artistes, événements culturels...

29 juin 2009

A l'improbable...

L’arrière-pays c’est le pays d’où l’on ne peut que rêver

Une géographie qui ne porte pas de nom

qui respire comme un vent de mer de pierres

réveillant le plus lumineux de nous-mêmes

jusqu’à l’obscur de nos veines

Un sang nouveau qui irrigue notre enfance

dans le tracé orphelin et sauvage d’un chemin turquoise

qui s’étire "sur une fenêtre dormante, une porte sur le toit".

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Danse

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27 juin 2009

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Alors, je me suis remise à danser...

Chanceux celui qui part,

 

Déçu celui qui reste,

 

Comme à l'heure du caméléon.

 

Fatalité qui court de n'avoir de cesse,

 

Et rend avisés les plus perplexes.

 

Les étoiles, me semble-t-il

 

Ne sont que des échancrures

 

 D'hommes dans l'éternité.

http://www.youtube.com/watch?v=uG5NhkxQJQc

http://www.youtube.com/watch?v=Uqxo1SKB0z8

http://www.deezer.com/track/542291

http://intimedia.kaywa.com/musique/dear-mj.html

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26 juin 2009

dans la proximité... déjà publié

Attacher une grappe de souvenirs frais  
la suspendre sur un cintre
Les laisser flotter

quelques heures

Ne pas les replacer tout de suite
dans la cage
Attendre
qu’une clé se dessine

La clé de l’impossible retour
laisser ces souvenirs se balancer au bout des pinces à linge

Ils retrouveront des couleurs charnelles
dénouant le passé d’un présent saturé de désespoir

Les souvenirs sont des pavés où il faut s’aventurer jusque dans l’accident

Entre deux interstices, creux et bosses se déploient

L’esprit talonne un semblant de chemin

La rue se cambre

Les pavés jouent avec l’ombre depuis toujours

ont cherché la douceur de leurs dos

affamés de tranquillité

Bosses et creux jouent avec l’ombre des auvents.

La nuit j’écoute son sommeil

le village dort au dessus du port.

Se serait-il réveillé s’il n’y avait pas

ces allées venues le long de la falaise amaigrie ?

Chaque pas s’approfondit dans les pas d’avant lui

un escalier s’est formé dans la docilité de l’argile

Qui sait combien de pas se sont superposés

pour étreindre l’ombre des pas

qui écoutaient ce qui se passait

sous leurs pieds

Peu s’en faut que se froissent en leur nuit

la mémoire de leur tracé

leur désir d’ascension

vers ce village qui ne dort plus jamais tout à fait

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La fatigue fait boiter les souvenirs
Le talon glisse sur des rives intrépides
Combien de temps
Dormiront sous le manteau nos soleils radieux


Découvrez Michael Jackson!

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24 juin 2009

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Posté par inulation à 21:21 - travaux sur le toit - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Distraction

A absent : arbitre discrétionnaire

B baveux : écume ourlée souvent poisseuse qui peut glisser sur la rive, dans le creux de votre oreille ou au centre de votre assiette

C consensuel :accompagnateur docile qui n’élève jamais la voix, ni le ton, monophile, ou monofil, ton sur ton, ne fait ni vague ni écume

D débonnaire : ronde indulgence, positivement joyeuse un tantinet irresponsable et négligente

E enchantement : dilatation imaginaire qui enfante des monstres merveilleux

F fermeture : petite ou grande fin ou faim de non recevoir

G gargariser : précédé de "se" dit la vanité de celui qui se flatte le gosier en audio et par là, l’ego

H habitation : transitif et intransitif, nous habitons les mots comme les mots nous habitent, sans eux nous ne sommes que des ombres blanches…

I imitation : à quoi nul n’échappe, chemin qui devrait fidèlement nous mener jusqu’à nous

J jonction : rencontre du temps et de l’espace

K  kaléidoscope : puzzle fait de pièces de mêmes formes aux couleurs multiples, tableau miroitant et mouvant

L ligne : droite ou courbe, ininterrompue ou brisée, toujours en fuite

M main : les phalanges du cerveau

N non : affirmation d’autre chose que ce qu’elle nie ; un autre oui

O opérer : s’applique à tout, comme le faire ; nous sommes tous des opérateurs de quelque chose dont nous ne savons pas toujours de quoi, la difficulté réside dans la création de nouveaux instruments opératoires.

P partir : sait-on jamais d’où l’on part, le point et l’improbable point où l’on se rend. Verbe actif relatif. Passage certain.

Q quelque : en quelque sorte quelque chose plutôt que rien, Queneau n’est pas loin

R rien : absence de quelque chose d’indéfini, donc encore quelque chose, certainement pas le néant…

S sortir : pour s’en sortir, il faut avoir le pouvoir de sortir de soi et d’y revenir, pour à nouveau y retourner… dehors

T tamis : filtre et si l’on a la main heureuse le meilleur y est retenu…

U usage : du bon ou du mauvais, de la politesse, de la grammaire, de la logique…ne s’intéresse qu’au comment se conformer à des règles ou des conventions.

V vital : ce qui alimente le corps et l’esprit… les absents

W wagon : lieu pour voyageurs, spectateurs de paysages vitrés ou de mots posés sur leurs genoux. En mouvement, peut être propice à la méditation, à la contemplation, à l’endormissement, ou à l’absence de soi au monde

X, Y, Z :trois lettres bien encombrantes quand il faut les placer sur le terrain de jeu, mais récupérées sans autre forme de procès par les mathématiques, qui les ont confisquées pour les besoins de l’algèbre et de la géométrie, on les met en apposition, entre parenthèses ou en équations, on les affuble d’une racine carrée, on les fait monter dans des ascenseurs asymptotiques, on en fait des algorithmes et tout ça pour obtenir des chiffres sensés refléter une certaine réalité. Quelque soit x, y ou z, vous êtes sans visage et donc des anonymes.

Posté par inulation à 00:13 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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