26 juin 2009
dans la proximité... déjà publié
Attacher une grappe de souvenirs frais
la suspendre sur un cintre
Les laisser flotter
quelques heures
Ne
pas les replacer tout de suite
dans la cage
Attendre
qu’une clé se dessine
La clé de l’impossible retour
laisser ces souvenirs se balancer au bout des pinces à linge
Ils retrouveront des couleurs
charnelles
dénouant le passé d’un présent saturé de désespoir
Les souvenirs sont des pavés où il faut
s’aventurer jusque dans l’accident
Entre deux interstices, creux et bosses
se
déploient
L’esprit
talonne un semblant de chemin
La
rue se cambre
Les
pavés jouent avec l’ombre depuis toujours
ont
cherché la douceur de leurs dos
affamés
de tranquillité
Bosses
et creux jouent avec l’ombre des auvents.
La
nuit j’écoute son sommeil
le
village dort au dessus du port.
Se
serait-il réveillé s’il n’y avait pas
ces
allées venues le long de la falaise amaigrie ?
Chaque
pas s’approfondit dans les pas d’avant lui
un
escalier s’est formé dans la docilité de l’argile
Qui
sait combien de pas se sont superposés
pour
étreindre l’ombre des pas
qui
écoutaient ce qui se passait
sous
leurs pieds
Peu
s’en faut que se froissent en leur nuit
la
mémoire de leur tracé
leur
désir d’ascension
vers
ce village qui ne dort plus jamais tout à fait
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