26 novembre 2008
Pollock et le chamanisme
A la Pinacothèque de Paris : Jackson Pollock et le chamanisme
De Jackson Pollock (1912-1956), on retient d'abord et surtout les célèbres drippings : peintures monumentales obtenues par projections ou jets répétés de couleurs sur la toile posée à même le sol. On a vu le peintre travailler en plein air, tournant autour de sa toile dans une manière de rite. Les toiles de sa période abstraite répondent à cette même énergie à l'oeuvre dans ses toiles figuratives. Dans les dripping, la puissance procède de cet enchevêtrement de lignes et de points. L’attrait de l’Américain pour les arts premiers, en particulier pour les arts amérindiens et le chamanisme dans sa conception singulière du monde ne fut pas un secret. De même que Mondrian s’intéressa à la théosophie, en réactions aux horreurs de la Première Guerre mondiale, Pollock tente de s'initier au chamanisme pendant cette période troublée des années trente et quarante.
L'exposition se décompose en séquences mettant en évidence les étapes et la progression de son cheminement intérieur au contact de cette nouvelle symbolique : Pollock et le chamanisme, Pollock et le primitivisme, les surréalistes (Miro et Masson), Pollock et la renaissance de l’homme, la chaleur mystique, l’homme et l’animal, l’homme et la femme, les pictogrammes, l’abstraction .
Ainsi découvre-t-on une quarantaine d'oeuvres de Pollock : La Pinacothèque confronte 30 tableaux et une dizaine de dessins de Pollock avec de très beaux objets-masques, boites, couteaux, totems, statuettes- amérindiens et une dizaines de tableaux d'André Masson. André Masson parce que les surréalistes étaient proches de ses préoccupations.
L'exposition repose sur l'interprétation qu'a développée Stephen Polcari, historien de l'art et professeur à la Chapman University en Californie.
Pour Stephen Polcari, la compréhension des "drippings" est encore incomplète. Il pense qu'ils sont "l'expression d'un acte de transformation", une "forme visuelle à la métamorphose psychique chamanique".
Les thèmes directement liés au chamanisme sont : le sacrifice, la fusion homme animal, la fusion homme femme, la renaissance et l'extase. A côté d'un mât totémique de Colombie britannique, on peut voir Birth, une toile majeure de Polock où un tourbillon de formes créent l'illusion d'un totem et évoquent le processus de transformation spirituelle à l'oeuvre dans le chamanisme.
Seuls trois "drippings", de petite taille, sont exposés. Pour Stephen Polcari, ils sont l'émanation d'une extase vitale, de l'art de se transformer, dans la suite logique de son oeuvre antérieure.
20 novembre 2008
Jackson Pollock et le chamanisme / M. Marc Restellini
envoyé par culturexpo
15 novembre 2008
aquarelle
14 novembre 2008
Tristan Tzara sans ponctuation
Extrait de L'homme approximatif de Tristan
Tzara
I
dimanche lourd couvercle sur le
bouillonnement du sang
hebdomadaire poids accroupi sur ses muscles
tombé à l'intérieur de soi-même retrouvé
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous nous réjouirons au bruit des chaînes
que nous ferons sonner en nous avec les cloches
quel est ce langage qui nous fouette nous sursautons dans la lumière
nos nerfs sont des fouets entre les mains du temps
et le doute vient avec une seule aile incolore
se vissant se comprimant s'écrasant en nous
comme le papier froissé de l'emballage défait
cadeau d'un autre âge aux glissements des poissons d'amertume
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les yeux des fruits nous regardent attentivement
et toutes nos actions sont contrôlées il n'y a rien de caché
l'eau de la rivière a tant lavé son lit
elle emporte les doux fils des regards qui ont traîné
aux pieds des murs dans les bars léché des vies
alléché les faibles lié des tentations tari des extases
creusé au fond des vieilles variantes
et délié les sources des larmes prisonnières
les sources servies aux quotidiens étouffements
les regards qui prennent avec des mains desséchées
le clair produit du jour ou l'ombrageuse apparition
qui donnent la soucieuse richesse du sourire
vissée comme une fleur à la boutonnière du matin
ceux qui demandent le repos ou la volupté
les touchers d'électriques vibrations les sursauts
les aventures le feu la certitude ou l'esclavage
les regards qui ont rampé le long des discrètes tourmentes
usés les pavés des villes et expié maintes bassesses dans les aumônes
se suivent serrés autour des rubans d'eau
et coulent vers les mers en emportant sur leur passage
les humaines ordures et leurs mirages
l'eau de la rivière a tant lavé son lit
que même la lumière glisse sur l'onde lisse
et tombe au fond avec le lourd éclat des pierres
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
les soucis que nous portons avec nous
qui sont nos vêtements intérieurs
que nous mettons tous les matins
que la nuit défait avec des mains de rêve
ornés d'inutiles rébus métalliques
purifiés dans le bain des paysages circulaires
dans les villes préparées au carnage au sacrifice
près des mers aux balayements de perspectives
sur les montagnes aux inquiètes sévérités
dans les villages aux douloureuses nonchalances
la main pesante sur la tête
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous partons avec les départs arrivons avec les arrivées
partons avec les arrivées arrivons quand les autres partent
sans raison un peu secs un peu durs sévères
pain nourriture plus de pain qui accompagne
la chanson savoureuse sur la gamme de la langue
les couleurs déposent leur poids et pensent
et pensent ou crient et restent et se nourrissent
de fruits légers comme la fumée planent
qui pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
nous marchons pour échapper au fourmillement des routes
avec un flacon de paysage une maladie une seule
une seule maladie que nous cultivons la mort
je sais que je porte la mélodie en moi et n'en ai pas peur
je porte la mort et si je meurs c'est la mort
qui me portera dans ses bras imperceptibles
fins et légers comme l'odeur de l'herbe maigre
fins et légers comme le départ sans cause
sans amertume sans dettes sans regret sans
les cloches sonnent sans raison et nous aussi
pourquoi chercher le bout de la chaîne qui nous relie à la chaîne
sonnez cloches sans raison et nous aussi
nous ferons sonner en nous les verres cassés
les monnaies d'argent mêlées aux fausses monnaies
les débris des fêtes éclatées en rire et en tempête
aux portes desquelles pourraient s'ouvrir les gouffres
les tombes d'air les moulins broyant les os arctiques
ces fêtes qui nous portent les têtes au ciel
et crachent sur nos muscles la nuit du plomb fondu
je parle de qui parle qui parle je suis seul
je ne suis qu'un petit bruit j'ai plusieurs bruit en moi
un bruit glacé froissé au carrefour jeté sur le trottoir humide
aux pieds des hommes pressés courant avec leur morts autour de la mort qui
étend ses bras
sur le cadran de l'heure seule vivante au soleil
le souffle obscur de la nuit s'épaissit
et le long des veines chantent les flûtes marines
transposées sur les octaves des couches de diverses existences
les vies se répètent à l'infini jusqu'à la maigreur atomique
et en haut si haut que nous ne pouvons pas voir avec ces vies à côtés que nous
ne voyons pas
l'utltra-violet de tant de voies parallèles
celles qui nous aurions pu prendre
celles par lesquelles nous aurions pu ne pas venir au monde
ou en être déjà partis depuis longtemps si longtemps
qu'on aurait oublié et l'époque et la terre qui nous aurait sucé la chair
sels et métaux liquides limpides au fond des puits
je pense à la chaleur que tisse la parole
autour de son noyau le rêve qu'on appelle nous
13 novembre 2008
Qu'est-ce que ce fameux génie?
On insiste ici et là sur le fameux cannibalisme de Picasso. Serait-ce la marque de son génie, de tout génie qui d'abord se traduit par un énorme appétit, une incroyable faculté d'absorber et de digérer les choses. La notion de génie est récente, elle remonte au XIXème siècle qui voit naître "en conséquence" une pléiade de génies. Inutile d'en dresser la liste, elle serait longue et là n'est pas le propos. Quel serait alors l'authentique génie? Non pas celui d'une fantaisie mais ce qui relèverait davantage d'une exigence de vérité quand justement l'imagination surmonte l'infantile besoin de créer, ce qu'au fond elle ne sait même pas copier... Contrairement aux idées reçues, le génie travaille studieusement, laborieusement à l'image des choses telles qu'elles sont et s'efforce d'atteindre la plus juste image des choses, sans vouloir faire pour autant tout un monde d'images ou l'image d'un monde. Picasso l'avait bien compris : il y a d'une part les choses, de l'autre les images qui jamais ne se confondent.
Lévinas et le beau
Emmanuel Lévinas épouse une position insolite dans le
paysage de la philosophique esthétique, dans le sens où la notion de Beau ne
l'arrête pas. Et si elle fait question, elle ne fait pas pour autant problème
pour lui, s'il ne lui accorde que peu d'intérêt ce n'est pas tant pour s'en
dégager ou pour l'éluder mais pour éviter, comme il le dit, de "lâcher la
proie pour l’ombre". Lui accorder une place serait, selon lui, contenir
cette notion dans son éclat d’image (le mot éclat étant à prendre dans le sens
premier de ce qui est lumineux, de ce qui rayonne), dans une sorte de
fascination spéculaire qui déroberait le sujet à la manifestation ou révélation
du visage. Comme on sait, le visage est l'horizon de la pensée de Lévinas, ce
vers quoi sa pensée tend, son souci philosophique en quelque sorte. Il serait
vain de croire que le philosophe de La
réalité et son ombre condamne le beau en tant que tel, mais il le
met à l'épreuve en nous montrant que le beau ne peut être voué qu'au silence,
silence de l'être avant sa Révélation au sens religieux.Toute la philosophie de
Lévinas est traversée par une conception religieuse du visage de l'autre, et si
beauté il y a, elle ne peut se dire que dans et par la parole critique : il s’agit donc
pour lui de recouvrir
l’éclat de l’image (plastique ou sonore) pour en rendre possible la
manifestation, d'où son intérêt pour l'oblitération
qui masque, rature, raye, ôte, prélève,... pour mieux révéler. Il ne s'agira plus pour le
philosophe de parler de l’art,
ou avec l’art, mais de parler l’art. Le commentaire ou le
récit sur, quel qu'il soit, est selon le philosophe vain. Et pour le dire
abruptment, point de salut hors ce parler
l'art. L’esthétique ne peut donc être première, selon sa
conception, au mieux est-elle "déclassée" en position seconde dans la
compréhension de ce qu'est la beauté d'une oeuvre. L’éclat ne peut faire
l'objet d'une catégorie ou d'un concept en ce qu'il réfléchit quelque chose qui
relèverait de l'effet que produit sur nous une chose ou un visage. L'artifice appelle
le mensonge qui n'est pas antinomique avec une certaine grandeur au contraire,
c'est même pour Lévinas le propre de l'art que de donner "un visage aux
choses". Nous ne pouvons voir le beau qu'à l'envisager ; mais ce don fait
aux choses ne conduit-il pas à une impasse, une aporie ? Comme si nous devions
nous familiariser avec ce que nous est étranger, qui dans sa bouche indique ce
qui est de l'ordre de l'altérité radicale. Lévinas ne se défend pas face à ses
détracteurs, et contre toute attente, il souligne que l'art n'est pas un
élément fédérateur d'un point de vue social mais annonce ironiquement (?) a
pour effet de séparer. Accueillir le Beau ne peut se faire que dans la solitude
face à une oeuvre, et ne peut souffrir la présence active de l'autre (ses
commentaires, ses appréciations, son discours... sont pour Lévinas considérés
comme toujours pauvres voire appauvrissants au regard de l’expérience
singulière, dans l'immédiateté de notre rapport avec l'oeuvre). Les
totalitarismes ont tué cette approche innocente qui consistait à accueillir le
beau sans ce besoin de faire valoir une certaine esthétisation de la vie.
Est-il besoin de rapppeler avec George Steiner, que le camp de Buchenwald
n’était qu’à quelques kilomètres de Weimar, capitale de la culture occidentale
pendant des siècles. L'Ecole ne parvint à résoudre cette déroutante mise en
question qu'en inoculant la présence du mal dans le beau. Levinas y voit une
subordination d'un excès illusoire (celui du beau) à un autre, véritable,
celui-ci, qu’annonce le visage du prochain.
Mais Lévinas ne prête pas le flanc à la
crtique programmée, il ne reviendra pas sur une conception icônolâtre du
visage, comme certains de ses contemporains pouvaient s'y attendre. L’art est
pour Lévinas rien moins que la doublure de la réalité, son ombre inséparable –
comme il y va de toute chose en son ombre prolongée et pro-jetée– mais dont le
drame consiste selon le philosophe à éliminer ou dissiper la part d’humanité
indissociable de l’éthique. Cette ombre réduit désormais le verbe au silence.
L’ombre n'est pas ce dont on peut se défaire comme d'une parure, elle est
inexoarblement là, elle colle à l’objet, elle le redouble, mais jamais à la
manière d’une contrefaçon : elle en constitue une extension paradoxale qui le
trahit et le recompose. Une fois éclairé par le langage de celui qui le reçoit,
l’objet trouve sans doute sa "vérité" mais ce "langage" du
critique ou de l’amateur ne pourrait effacer l’ombre originaire propre à
l’œuvre d’art.
Selon l’idée de Lévinas "là où le langage
commun abdique", nous sommes engagés dans le domaine de l’ineffable, réservé à l’art.
"L’œuvre, plus réelle que la réalité,
atteste la dignité de l’imagination artistique qui s’érige en savoir de
l’absolu", dit le philosohe. Cette formule se veut ironique à l'égard du
critique d’art jugé comme un "parasite" ou plutôt un falsificateur
qui ruinerait par l'usage qu'il fait du langage, la pureté d’une expression qui
mérite davantage qu'une paraphrase ou qu’une manière de tautologie.
Levinas s’emploie à démonter ce paradigme
qui consiste à assimiler l’art à un langage. Il est même à se demander si
l’artiste "parle" vraiment ou répond à un sourd désir de parler, dès
qu'il suscite, chez les autres, chez les critiques, justement "un besoin
irrésistible de parler", rien n'est moins sûr. Le concept
"d’achèvement" est pris à parti pour argumenter cette dénonciation du
"dogme", ainsi nommé par lui pour dire la puissance principielle de
ce paradigme. L’œuvre d’art en tant qu'elle est achevée, se dégage du monde –
la notion d’art engagé ne fait pas sens pour Lévinas– et, pour cette raison
même, elle ne parlerait pas aux hommes. À la fois achevée et dégagée donc,
l’œuvre d’art ne ne saurait être confondue à une phrase qui fût une promesse
"de dialogue".
La situation s’avère paradoxale: Levinas ne
donne-t-il pas ainsi des gages à un autre "dogme", encore présent à
son époque, à savoir celui de "l’art pour l’art"? Les esthètes
insistent en effet moins sur un hypothétique rapport de l’art à une connaissance
quelconque que sur sa distance radicale vis-à-vis de l’existence et du monde de
la connaissance. On peut rappeler ici les réflexions de Mallarmé sur le langage
et son aspiration à ne retenir du mot, par le poème, que sa singularité sonore,
le fameux "aboli bibelot d’inanité sonore". Valéry développe aussi
l’idée d’une transformation fondamentale du langage au creuset de la
littérature. Gracq enfin insiste sur la clôture de l’œuvre en laquelle un
dynamisme entièrement neuf s’instaure entre les mots et leurs représentations habituelles.
Mais Levinas n’emprunte pas cette
direction: il prépare un coup d'état : allant jusqu'à subvertir le
"dogme", à savoir la ré-interprétation du dégagement, non comme un
"au delà" mais comme un "en deçà" sans régresser vers la
théorie de "l’art pour l’art" qui resterait encore inaffranchie "dogme".
Ce texte de 1948 doit être compris dans un
contexte où l’attitude esthétisante de certains de ses contemporains, plus
avides de noces avec Pétrarque, ne semblaient pas éprouver de compassion pour
la tragédie de l'histoire récente, aussi décide-t-il de proposer une réflexion
sur l’art avec tout le sérieux qu'on lui connaît : il montre alors que
l’obscurité est un élément coextensif à l’art, et pointe en direction
l’obscurité "du réel".
Elle ne tranche pas sur l’être, elle lui appartient mais sur le mode du
"non vrai" qui dit paradoxalement un lien indissoluble avec le vrai,
à la lumière ; ce lien est l’Être même. C’est pourquoi le philosophe ne peut
esquiver la question de cet événement ontologique qu’est l’art.
Encre et papier
09 novembre 2008
Le lit volant de Frida Khalo
En furetant sur des blogs indirectement amis, ou qui plus exactement figurent dans les liens d'amis, je n'ai pas résisté à recopier ce poème mis en ligne par le blog Bris de mots sur Frida Khalo dont on avait fêté l'an dernier "les 100 ans ", si bien sûr, cette grande dame de la peinture avait survécu. Ce fut pour moi l'occasion de montrer toute une série d'autoportraits dont le sublime, pour certains, se disputaient à l'inquiétant. Ce poème exprime cela très bien.
LE LIT VOLANT DE FRIDA KHALO
En ce simulacre d'horizon
où commencent
et finissent mes jours,
au-delà de la barre d'inox
et des tuyaux qui m'entourent
je choisis les tons de rouge
sanguin qui traversent
le bleu plus intense
du plumage d'un oiseau exotique.
Cette odeur forte des peintures
couvre celle de mon corps,
qui a cessé de m'appartenir
pour entrer dans le miroir coupant
du plafond que je fixe
sur le bord du tableau
où je provoque le noir
de mes sourcils
et l'épaisseur des nuances
Mes seins
qui sont restés sains et saufs
dans le frottement des plaques
se transforment en dahlias
énormes couleur de lait
et les monstres reculent inertes
entre les robes blanches
et roses et les fleurs du Mexique
allumées dans mes yeux.
Inês Lourenço, A enganosa respiração da manhã, le souffle trompeur du matin, trad. du portugais par Huguette Rotheval Rodrigues.
Collage
voyage en boîte
vacances en boîte
Bagage nuageux contre la sombre banquette
les placards sont restés fermés
le froid s'est fait revêtement
le linge est suspendu sur le fil du temps
un voyage hiberne dans le frigo
à 4 degrés il peut se conserver en boîte
pendant quelques mois
après il y aura prescription
alors autant improviser un voyage
autour de la lampe
faut-il avertir quelqu'un de cette absence
résidente ?
Partie sans changer d'adresse...


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